Les transports de la honte !

Au fil des années, un réseau s’est développé afin de faciliter l’exportation des animaux, de leur milieu naturel et des élevages, jusqu’aux cages des laboratoires européens et américains. Parmi ce réseau, quelques multinationales spécialisées dans le transport, principalement des compagnies aériennes, participent à ce marché très lucratif.

Dernier voyage pour les animaux

Les animaux sont transportés pendant des dizaines d’heures avant d’arriver dans les laboratoires. Du fait que les transports coûtent des fortunes, on pourrait penser que ces primates sont bien traités. Il n’en est rien. Les animaux transportés sur de longues distances souffrent terriblement à cause du manque d’espace, de la ventilation inadéquate, des fluctuations de température et du manque d’eau et de nourriture. Certains n’arriveront pas vivants. Ces voyages très éprouvants sont accentués par les nombreuses étapes : route, air et mer. Ces animaux traumatisés ne reçoivent aucune attention ou geste d’empathie.

Compagnies aériennes et aéroports complices

Petit singe derrière ses barreauxAlors que de nombreuses compagnies aériennes ont pris la décision d’arrêter de transporter les primates, Air France profite sans remords de ce marché très juteux. Air France domine aujourd’hui le marché du transport aérien des primates vers l’Europe et les Etats-Unis, notamment depuis que de nombreuses compagnies aériennes ont cessé ce commerce. Les chiffres sont très difficiles à obtenir, mais selon l’association américaine API, parmi les 78 primates morts en 1999 au cours de leur transport vers les Etats-Unis ou pendant la quarantaine, 10 provenaient d’un vol d’Air France, de l’Ile Maurice à Chicago.

Aux côtés de nombreuses associations de défense animale, Destination Enfer appelle Air France à cesser le transport des primates pour la recherche, et ainsi à ne plus être complice d’un marché qui provoque la misère et la souffrance de milliers d’animaux chaque année.

La position des principales compagnies aériennes est disponible sur le site de l’association britannique BUAV (en rouge : les compagnies aériennes qui transportent des animaux ; en vert : les compagnies aériennes qui ne transportent pas d’animaux ; en orange : les compagnies aériennes qui n’ont pas répondu).

Sans la coopération des aéroports, ce commerce ne serait pas possible. Les dirigeants laissent prospérer ce marché et n’en voient que le côté lucratif, sans prendre en compte la souffrance des animaux et leur destin tragique.



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