Le Parlement européen rejette une opportunité exceptionnelle de protéger les animaux dans les laboratoires
La Directive européenne 86/609/CEE qui régit l’expérimentation animale en Europe, actuellement en vigueur, date de 1986, soit 23 ans. Sa révision était indispensable à la vue des progrès effectués ces dernières années en matière de recherche substitutive aux expérimentations animales et de la volonté du public de mieux protéger les animaux.
Cependant, sous la pression des lobbies industriels et des fournisseurs d’animaux, de très nombreux amendements à la proposition de la Commission européenne ont été votés par des députés européens de la Commission AGRI. La proposition de la Commission européenne, qui était déjà peu ambitieuse pour Destination Enfer, se retrouve aujourd’hui saccagée par des amendements allant à l’encontre totale de la protection des animaux. Le rapporteur Neil Parish avait indiqué que cette directive devait s’assurer que les tests conduits sur les animaux soient aussi humains que possible et pourtant, il suffit de constater par ce qui a été voté au parlement européen que l’on en est très loin.
Parmi les amendements retenus par les députés européens, Destination Enfer déplore :
l’autorisation de faire souffrir les animaux de façon sévère et prolongée,
l’arrêt à nouveau retardé de l’approvisionnement en primates capturés dans la nature,
la réduction des justificatifs scientifiques pour expérimenter sur les primates,
la réutilisation de la plupart des animaux pour les expériences sauf dans quelques formes d’expérimentation,
la non nécessité d’obtenir des autorisations pour de nombreux tests sur les animaux.
Ces points montrent que les animaux vont encore souffrir terriblement dans les laboratoires lors de la prochaine décennie. Cela est d’autant plus injustifiable que des scientifiques ont pourtant contesté les différents amendements à la proposition de la Commission européenne, qui allaient à l’encontre de la protection des animaux ou qui stipulaient que la recherche en Europe serait affaiblie.
Face aux lobbies pro-vivisection, la mobilisation du plus grand nombre, et ce tout au long de l’année, est nécessaire pour que nous puissions obtenir des avancées ! Les élections européennes étant notamment très proches, il est indispensable que chacun contacte les futurs candidats des différentes listes, dès que ceux-ci se seront fait connaître.
La nouvelle enquête "Sauvez les primates" dénonce la vivisection sur les primates
Investigation édifiante dans un laboratoire israëlien
L’organisation Let The Animals Live a réalisé en octobre 2007 une enquête dévoilant au grand jour des tests effectués sur des singes et des chats dans un laboratoire israëlien.
Plus de 12 millions d’animaux par an sont victimes d’expérimentations en Europe !
La Commission européenne vient de rendre public le nombre d’animaux utilisés à des fins expérimentales en Europe pour l’année 2005. Ce nombre atteint 12.1 millions (contre 10.7 millions en 2002), ce qui s’explique par l’arrivée de 10 nouveaux pays membres, mais une augmentation de plus de 300000 animaux est toutefois constatée si l’on ne prend pas en compte leurs chiffres.
Sans surprise, la France est en tête avec plus de 2.3 millions d’animaux pour l’année 2004 (les chiffres pour 2005 n’ayant pas été fournis à la Commission européenne). Le Ministère de la recherche et des nouvelles technologies indique que le nombre de primates utilisés n’allait pas s’affaiblir !
Ces chiffres montrent aux états européens la nécessité d’accélérer la mise en place des méthodes expérimentales ne nécessitant pas l’utilisation d’animaux. La Commission européenne se doit de prendre en compte ces chiffres, pour la révision en cours de la Directive 86/609.
Air Canada ne transportera plus de chiens vers les laboratoires
Le 29 mai 2007, le journal "The Gazette" a révélé qu’entre 70 et 100 beagles avaient été acheminés en France via un vol d’Air Canada. Destination Enfer a alors immédiatement réagi en interpelant Air Canada, l’Office des Transports du Canada et Alain Juppé, ministre en charge des transports. Ce même journal indique, le 12 juin 2007, la décision d’Air Canada de ne plus transporter de chiens vers les laboratoires. Un courrier (ci-dessous) de l’Office des Transports du Canada confirme cette décision. Cependant, il n’y a pas que les chiens qui sont destinés aux laboratoires. Nous attendons une décision claire d’Air Canada, à savoir, l’arrêt complet du transport des animaux vers les laboratoires. De plus, les prochains chiens seront acheminés via une autre compagnie. Ce premier pas d’Air Canada est une bonne chose, mais nous devons continuer à nous mobiliser, sachant ce qu’endurent les animaux dans les laboratoires.
Réponse de l’Office des Transports du Canada :
"La plainte en date du 30 mai 2007 contre Air Canada que vous avez envoyé à l’Office au nom de Destination Enfer m’a été assignée.
Veuillez noter que suite à des protestations similaires à la vôtre, Air Canada a arrêté de transporter des chiens vers l’Europe afin de les livrer à des laboratoires ; voyez le communiqué de presse ci-bas paru dans quelques quotidiens anglophones.
Je suppose que ce changement apporté par Air Canada répond aux attentes de Destination Enfer et que votre plainte ne tient plus."
Pétition contre le transport des animaux vers les laboratoires
Destination Enfer lance une pétition à destination des transporteurs, et notamment des compagnies aériennes comme Air France qui transportent des animaux vers les laboratoires.
Elevage intensif des Macaques au Vietnam !
La BUAV a sorti au grand jour, le 4 octobre 2006, une investigation menée à Nafovanny, au Vietnam, dans les fermes qui élèvent des macaques, qui finiront notamment dans le laboratoire d’HLS (Huntingdon Life Sciences) en Angleterre.
Cette enquête révèle que le temps de transport est d’une quarantaine d’heures, dont 14 heures sur les lignes Air France, de Ho-Chi-Minh-Ville au Vietnam à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle.
Comment Air France peut-elle encore cautionner le fait de transporter des êtres sensibles vers HLS, sachant notamment ce qu’y subissent ces animaux (Inside HLS) ? Sans parler des conditions de détention sordides des macaques dans les élevages !
Destination Enfer exhorte Air France à cesser ce commerce de la honte !
Tous les détails de cette enquête sont sur le site de BUAV.
Enquête du journal mauricien L’Express sur les primates
L’hebdomadaire L’Express, de l’île Maurice, a mené fin août 2006 une enquête intitulée "Singes du paradis à l’enfer", sur le commerce de primates destinés aux laboratoires pratiquant encore la vivisection :
Alors que l’opposition est grandissante, combien de temps encore le gouvernement mauricien se rendra t-il complice de ce trafic de la honte ?
Air France : Transporteur d’animaux pour les laboratoires
Le 22 février 2006, plusieurs associations françaises apprennent qu’une soixantaine de chiens, destinés à des laboratoires de vivisection, vont arriver en France, sur un vol Air France Montréal-Paris. Ces transports d’animaux étant légaux, les militants qui se sont alors rendus à l’aéroport de Roissy n’ont rien pu faire pour ces animaux, destinés à finir leur vie dans des laboratoires aux quatre coins de France et de l’Europe. Impossible également de voir l’état des animaux à leur arrivée. Des informations ont pu cependant être collectées via divers interlocuteurs et ont permis d’en apprendre plus sur ces transports d’animaux, qui sont soigneusement cachés, aussi bien par les compagnies aériennes que par les laboratoires.
Le 8 mars 2006, quelques militants parisiens de Destination Enfer se sont joints à une manifestation dans le hall de Roissy, aux abords des comptoirs d’Air France. Beaucoup de voyageurs ont pu apprendre que de nombreux animaux étaient régulièrement transportés par des compagnies aériennes, pour être livrés aux laboratoires qui pratiquent encore la vivisection. Plusieurs journalistes étaient sur place et ont ainsi pu relayer plus largement l’information auprès du grand public.
Un trafic mondial d’animaux
Depuis plusieurs années, des enquêtes ont permis de montrer la provenance des animaux des laboratoires européens. Les investigations ont dévoilé un trafic de l’ombre très lucratif, où les animaux, arrachés à leur milieu naturel ou provenant d’élevages, sont importés par un petit réseau de compagnies aériennes. En soute, les animaux apeurés stressent dans des cages, en attendant d’être torturés dans les laboratoires des universités ou des entreprises qui pratiquent encore la vivisection. Tout cela se déroule au nez et à la barbe des millions de touristes qui, chaque année, empruntent les transports aériens. L’Ile Maurice et la Chine sont les principaux pays qui exportent des singes vers les laboratoires européens et américains.