Les primates victimes de la vivisection

Les primates sont des animaux très intelligents, avec des comportements sociaux complexes. Ils ressentent la douleur et la souffrance, tout comme les humains. Des chercheurs profitent de ces caractéristiques pour mener diverses expériences sur eux. Mais leur souffrance commence bien avant d’arriver dans les laboratoires.

Piégés dans la nature

Malish dans une cageEn 1991 déjà, la BUAV avait mené une investigation très risquée pour reconstituer le voyage des primates, des forêts tropicales asiatiques et des broussailles de l’Ile Maurice et des Caraïbes, aux cages des laboratoires.
L’enquête a révélé un taux de mortalité très important pour les singes attrapés dans la nature (8 primates sur 10 capturés meurent avant d’avoir rejoint les laboratoires). Les enquêteurs ont pu mettre en évidence la cruauté exercée sur les primates capturés, la détention des singes dans des cages étroites et surpeuplées dans les centres de détention, ainsi que les souffrances subies dans les soutes des avions. [1]

Le journal de l’Île Maurice, « L’express », indique dans un récent article [2] que plusieurs milliers de braconniers participent à ce commerce juteux, loin du regard des autorités. Dans ce même article, un piégeur de singes explique qu’il a pu payer la moitié de sa maison avec cette activité.

Alors que l’industrie de la vivisection affirme utiliser des macaques élevés dans des centres certifiés, la RSPCA a mis en évidence que les centres d’élevage, dans plusieurs pays, s’alimentent en partie avec des macaques arrachés cruellement à leur environnement naturel et retirés de leurs familles. [3]

Détenus dans des fermes de détention sordides

Les éleveurs ont toujours travaillé dans l’ombre, comme l’indique le témoignage d’un éleveur mauricien [2]. Les récentes enquêtes et les spéculations financières ont permis de révéler au grand jour ce marché de l’horreur.

Une investigation filmée de la RSPCA à Maurice a montré les conditions épouvantables présentes dans un centre qui élève des primates pour les laboratoires européens. Les centres d’élevages à Maurice, en Israël, aux Philippines, en Indonésie et en Chine, qui sont les principaux exportateurs de macaques, augmentent le nombre d’animaux en piégeant des primates dans la nature. Les militants de la campagne Gateway to Hell ajoutent que cela est particulièrement vrai à Maurice où les primates sont considérés comme nuisibles.

Ces animaux sont simplement kidnappés et envoyés vers des fermes, avant d’être expédiés à travers le monde entier. Beaucoup transitent par des centres spécialisés.

L’ampleur du trafic

L’Île Maurice compte environ 14000 singes dans des élevages et en exporte 7000 par an. 60 000 macaques vivent en liberté sur l’île, mais pour combien de temps encore ? La Chine, à elle seule, compte aujourd’hui 100 000 singes dans des élevages.

Une activité très lucrative

En raison des spéculations des laboratoires américains sur les macaques mauriciens, ce marché attire de nombreuses personnes.
Tous les intervenants mêlés de près ou de loin à ce trafic, que ce soient les chasseurs, les compagnies aériennes ou toute personne qui facilite ce commerce, en tirent beaucoup de profits. Ils savent que ce commerce est prospère depuis des années et que le secret dans lequel ils opèrent est suffisant pour les protéger. C’était sans compter sur les militants pour les droits des animaux à travers le monde, qui ont bien l’intention de révéler au grand jour ce trafic de la honte !


[2L’express (Port Louis), Grande convoitise pour les singes de
Maurice
, 13 août 2005




Recevez notre actualité par mail


Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux !


Facebook

Twitter

Google+