Révélations édifiantes dans un laboratoire israélien

singe

En ce moment m√™me, 8 singes (Shuki, Teka, Zubumupu, Gaydamak, Koko, Pikatchu, Peretz et Butch) sont d√©tenus en cage dans l’√©pouvantable d√©partement de neurobiologie de l’Institut Weizmann, en Israel. Il proviennent de la ferme d’√©levage de Mazor en Isra√ęl, une autre de ces usines √† √™tres sensibles et √©motifs, destin√©s √† subir le confinement √† vie, des mutilations et souffrances indicibles, une mort pr√©matur√©e, violente et in√©vitable.

Comme des millions d’animaux √† travers le monde, ils attendent la d√©livrance, mais sont condamn√©s √† subir jusqu’√† la mort des manipulations contraires √† toute logique, sauf celle de "scientifiques" qui n’ont pas de temps √† consacrer √† une possible r√©forme de la science vers le respect du vivant ou encore l’abolition de la torture. Ils ne se sentent absolument pas concern√©s par les critiques ouvertes d’organisations form√©es par des comit√©s scientifiques d’√©lite. Ces organisations poursuivent pourtant un objectif plus que f√©d√©rateur : celui de parvenir √† un exercice de la science qui garantirait la s√©curit√© des personnes tout en acc√©l√©rant les progr√®s possibles en m√©decine.

L’enqu√™te r√©alis√©e √† l’Institut Weizmann (Isra√ęl)

Depuis plus de 30 ans, le professeur Amiram Grinvald et ses confr√®res du d√©partement de neurobiologie de l’Institut des sciences Weizmann en Isra√ęl, effectuent une s√©rie d’exp√©riences s√©v√®res et physiquement √©prouvantes sur nombre de singes et de chats. La plupart de ces √©tudes s’√©tendent sur plusieurs ann√©es et n√©cessitent de perforer les bo√ģtes cr√Ęniennes des animaux, afin de r√©v√©ler le cortex c√©r√©bral. Une teinture sp√©cifique est ensuite directement appliqu√©e √† la surface de ce dernier, pour observer l’activit√© √©lectrique des groupes de cellules nerveuses, que l’on photographie par la suite. La totalit√© de ces exp√©riences est class√©e dans la rubrique "recherche scientifique de base" ("essais et erreurs"), qui, par d√©finition, n’a pas d’application pratique pour l’√™tre humain ou en m√©decine v√©t√©rinaire.

singe

L’organisation isra√©lienne Let The Animals Live a r√©alis√© en octobre 2007 une enqu√™te sous couvert : le travail r√©v√©l√© est le fruit des informations recueillies par un technicien laborantin employ√© un mois durant dans le d√©partement. Ont √©t√© mises au jour deux proc√©dures exp√©rimentales, l’une sur huit singes men√©e par le docteur David B. Omer, une autre sur un nombre inconnu de chats par le docteur Shmuel Na’aman : tous deux sont √©l√®ves du professeur Grinvald. √Ä l’heure actuelle en Isra√ęl, des dizaines de chats et singes servent de cobayes dans des laboratoires pour la recherche sur le cerveau. Beaucoup d’exp√©riences similaires ont lieu √† l’universit√© h√©bra√Įque de J√©rusalem, √† celle de Ba Llan √† Ramet Gan, ainsi qu’√† l’universit√© de Tel-Aviv. Concernant les conditions de travail, la plupart de ces proc√©dures exp√©rimentales sont effectu√©es sur des animaux √©veill√©s et conscients. Les chercheurs et techniciens laborantins ne les consid√®rent que comme des produits dont on dispose, avec les cons√©quences qu’une telle conception engendre.

D√©shumanis√©s, insensibles aux souffrances des animaux, ils en oublient jusqu’aux besoins les plus primaires de ces derniers et ne leur t√©moignent aucune consid√©ration ni compassion.

Les exp√©riences se d√©roulant dans le plus grand secret, personne ne peut rien faire pour s’y opposer. Les locaux renfermant ces d√©tenus sont gard√©s efficacement. Les animaux, d√®s leur transfert, sont emprisonn√©s dans des cages recouvertes de carton et de plastique, ce dans la clandestinit√© la plus absolue. S’il n’y avait pas eu en 2000 et 2007 d’investigation par l’association isra√©lienne, on se saurait toujours rien de ces horreurs.

Expériences sur les singes

Voici, en r√©sum√©, le d√©tail des exp√©riences men√©es sur les singes r√©v√©l√© par l’enqu√™te :
‚Äď isolation dans de petites cages individuelles sans stimuli environnementaux ni contacts physiques (voire visuels) avec d’autres singes.
‚Äď di√®te hydrique quotidienne s√©v√®re (sauf les week-ends). On les nourrit avec des croquettes s√®ches, ce qui accentue leur soif.
‚Äď les deux premi√®res ann√©es, des s√©ances d’entra√ģnement ont lieu dans des pi√®ces sombres et √©troites, o√Ļ les singes sont isol√©s, ce qui implique : les retirer de force de leur cage √† l’aide de perches, les immobiliser une √† deux heures par jour sur une chaise dite "√† primates", sur laquelle les animaux sont entra√ģn√©s √† r√©pondre √† un signal lumineux qui appara√ģt puis dispara√ģt successivement sur l’√©cran du moniteur. Une r√©ponse correcte leur vaut une « r√©compense », √† savoir quelques gouttes d’eau, soit moins d’un demi millilitre, via un tube reli√© √† leur bouche.
‚Äď apr√®s cette p√©riode d’entra√ģnement initial de deux ans, les singes subissent une op√©ration chirurgicale, au cours de laquelle la moiti√© du cuir chevelu est scalp√©e, afin d’exposer le cr√Ęne, sur lequel est attach√© un moulage en ciment dentaire.
‚Äď apr√®s s’√™tre r√©tablis de l’op√©ration, les singes reprennent leurs pr√©c√©dentes s√©ances d’entra√ģnement pour les 12 mois √† venir, pendant lesquelles de nouveaux signaux lumineux leur seront impos√©s sur le m√™me √©cran. On leur injecte en outre chaque matin des antibiotiques en intramusculaire, pour √©viter d’√©ventuelles infections dues aux implants cr√Ęniens, et on rase leur t√™te deux fois par semaine. Lorsque les singes sont dans leur chaise, leur t√™te est immobilise √† l’aide d’une vis.
‚Äď au terme de ces trois ann√©es, les singes subissent une nouvelle op√©ration chirurgicale plus complexe : deux perforations cr√Ęniennes, de 2,5 cm de diam√®tre chacune, recouvertes d’une cavit√© en silicone transparente renforc√©e par un anneau ext√©rieur en m√©tal. Pendant les 12 mois suivants, une √† trois fois par semaine, les primates seront maintenus sur les chaises pendant huit heures, au cours desquelles leurs t√™tes seront immobilis√©es, pour photographier les r√©ponses du cerveau aux diff√©rents signaux lumineux. Leurs t√™tes seront de surcro√ģt ras√©es deux fois par semaine, et les cavit√©s en silicone retir√©es et nettoy√©es deux √† cinq fois par semaine.
‚Äď aucune anesth√©sie n’est pr√©vue, sauf durant les deux interventions chirurgicales, effectu√©es par les chercheurs eux-m√™mes, en l’absence de v√©t√©rinaire.
‚Äď le sort des singes √† la fin de ces exp√©riences reste obscur : certaines publications affirment que les singes sont tu√©s et leurs cerveaux examin√©s.

Nota bene : deux singes parmi les huit ont √©t√© anesth√©si√©s pour ces m√™mes exp√©riences. On a maintenu leurs yeux grands ouverts pendant les s√©ances face √† l’√©cran. Les conditions de d√©tention et d’√©tudes ainsi que les exp√©riences pratiqu√©es sont similaires √† celles √©voqu√©es pr√©c√©demment. Une session hebdomadaire (anesth√©sie + visionnage forc√©) peut durer jusqu’√† 12 heures et succ√®de √† un je√Ľne de 24 heures...

Expériences sur les chats

chat

Chaque semaine, un nouveau chat subit le traitement suivant. Il est priv√© 24 heures durant d’eau et de nourriture. Puis lui enl√®ve une partie du cr√Ęne, sous anesth√©sie. On oblige ensuite le chat, en lui maintenant de force les yeux ouverts, √† observer des objets sur un √©cran d’ordinateur. Pendant ce temps, on photographie l’activit√© des cellules nerveuses. Il est achev√© √† la fin de la s√©ance.

Constat

Ces exp√©riences sont cruelles et injustifiables. Comme nous allons le voir ; une fois qu’elles sont r√©v√©l√©es au grand jour, on constate la mauvaise fois assum√©e des protagonistes. Voici quelques exemples de r√©ponse r√©currente aux m√©dias, ces derniers n’ayant souvent pas d’autre choix que d’orienter leurs articles sous les pressions des entreprises et par extension des gouvernements, au risque parfois de perdre leur travail. Selon un article r√©cent, « The brain behind the brain research », de Y. Aharonot, en juillet 2007 : « aucun de nos laboratoire ne fait souffrir les animaux. » Quant au professeur Grinvald, celui-ci donnerait aux singes du jus de raisin et ferait preuve d’une grande patience, leur faisant regarder la t√©l√©vision. De m√™me le point d’√©tude lumineux dont il est question dans les exp√©riences s’av√©rerait consister en "de splendides images color√©es". Une autre r√©ponse du directeur de l’institut universitaire de Bar Ilan ne manque pas d’ironie : "Je ne peux pas dire que le singe soit heureux, mais il ne souffre pas."

Outre le calvaire li√© au confinement et autres ph√©nom√®nes d√©crits ci-dessus, les souffrances physiques caus√©es par des op√©rations, des alt√©rations et mutilations permanentes d’un cerveau mis √† nu pendant des ann√©es ne sauraient √™tre minimis√©es que par un individu √©motionnellement diminu√© et gravement endoctrin√©.

A tout ceci, nous r√©torquerons simplement que les vid√©os effectu√©es en cam√©ra cach√©e parlent d’elles-m√™mes.

Elles ont aussi √©t√© analys√©es et d√©nonc√©es par un chirurgien v√©t√©rinaire, le Docteur Andr√© Menache, l’une des voix qui luttent contre l’exp√©rimentation animale dans le monde et membre d’Antidote Europe. D’apr√®s lui, ces actes s’apparentent sans doute possible √† de la torture et les besoins les plus √©l√©mentaires des animaux sont bafou√©s. Les singes ne re√ßoivent que 200 millilitres d’eau par jour, soit le tiers de ce dont ils ont besoin. Le docteur explique clairement que ces "recherches de base" ne peuvent raisonnablement servir que la curiosit√© futile d’un groupe restreint de scientifiques, tandis que des recherches v√©ritablement appliqu√©es au cerveau humain sont possibles, √† l’aide de techniques non-invasives, vari√©es et avanc√©es. Ces m√©thodes alternatives, √©num√©r√©es au paragraphe suivant, devraient en r√©alit√© faire autorit√© dans le domaine de la recherche m√©dicale.

Les alternatives existent !

Des m√©thodes alternatives, plus fiables et paradoxalement moins co√Ľteuses, existent cependant. De plus en plus de scientifiques y ont recours et en constatent eux-m√™mes la sup√©riorit√©. Certaines technologies d’imagerie des plus sophistiqu√©es agissent en effet en temps r√©el sur des individus humains conscients et permettent une √©tude pr√©cise et approfondie, tant sur un cluster de cellules nerveuses que sur des cellules isol√©es.

De plus, les utiliser sur des √™tres conscients, √©veill√©s, qui parlent, pensent, lisent, chantent et √©crivent, permet l’implication en temps r√©el des chercheurs sur leur sujet ; les scientifiques peuvent de plus communiquer avec ce dernier. De telles m√©thodes ne pourront jamais √™tre d√©velopp√©es avec des animaux non-humains, quelle que soit l’esp√®ce.

La liste de ces technologies inclut entre autres : IRM (imagerie par r√©sonance magn√©tique), MEG (magn√©toenc√©phalographie), IRMf (Imagerie par r√©sonance magn√©tique fonctionnelle), TMS (Stimulation magn√©tique transcr√Ęnienne), DTI (Imagerie du tenseur de diffusion), SPECT (Tomographie d’√©mission monophotonique), TEP (tomographie par √©mission de positons), RMN (spectroscopie par r√©sonance magn√©tique nucl√©aire), EROS (Signal optique √©voqu√©), EIT (Tomographie par imp√©dance √©lectrique).

S’ajoutant √† ces m√©thodes vari√©es, l’√©tude du cerveau humain est aussi possible gr√Ęce √† : l’examen post-mortem, l’√©tude de tissus c√©r√©braux de donneurs volontaires, la psychophysique, les tests in vitro, les √©tudes cognitives, les observations cliniques sur des individus au cerveau endommag√©, des √©tudes de g√©n√©tique mol√©culaire, etc.

Il est important de noter que des √©tudes √©quivalentes √† celles qui ont lieu √† l’Institut Weizmann (stimulations visuelles accompagn√©es d’une observation de l’activit√© √©lectrique des groupes de cellules nerveuses) sont conduites en Grande-Bretagne √† l’universit√© d’Aston, avec l’utilisation d’une magn√©toenc√©phalographie sur des sujets humains. Les r√©sultats sont plus corrects et sont directement compatibles avec l’√™tre humain.

Il est √©vident que le cerveau humain est unique dans sa structure et son organisation. √Ä cause des tentatives infructueuses d’extrapoler √† l’humain les recherches sur les cerveaux d’animaux, les chercheurs gaspillent temps et argent, freinent le progr√®s et les possibilit√©s prometteuses en mati√®re de sant√© pour leur propre esp√®ce. Malheureusement, les autorit√©s font preuve d’une frilosit√© extr√™me par rapport aux nouvelles m√©thodes alternatives.

Cette science, qui par d√©finition se dit √©volutive, refuse toute adaptation en faveur du bien-√™tre des animaux et de l’humanit√© : bel exemple de paradoxe !

Les suites de cette investigation

Fin d√©cembre 2007, la vid√©o de l’association isra√©lienne provoquait des r√©actions de col√®re relay√©es par les m√©dias dans ce pays. 250 manifestants se sont rassembl√©s aux portes de l’Institut Weizmann en Isra√ęl, pour exiger la lib√©ration des singes, certains rappelant l’analogie fameuse d’Isaac Bashevis Singer entre le martyre des animaux pour les "besoins" humains et le supplice des Juifs √† Treblinka. "Let The Animals Live" entend entamer des poursuites contre l’Institut Weizmann et le National Council on Animal Experimentation pour d√©rogation √† la loi sur la protection animale (ce qui peut conduire √† une peine de 3 ans d’emprisonnement).

L’Institut Weizmann s’est d√©fendu dans un communiqu√©, en affirmant √™tre en totale conformit√© (h√©las) avec les lois de l’√©tat d’Israel, les codes d’√©thique internationaux et le National Research Council. Dans un √©lan d’altruisme √©mouvant, il a promis de mettre un terme sans tarder √† toute proc√©dure ill√©gale en cours (il y en aurait donc ?!). Son hypocrisie fr√īle le ridicule lorsqu’il affirme, pour finir, que les singes de son laboratoire (c’est-√†-dire des sujets ayant subi quatre ans de d√©nutrition et ne disposant plus que d’une certaine partie de leur cerveau initial) sont "r√©habilit√©s" dans un sanctuaire √† Ben Shemen, apr√®s utilisation.

Ce sujet récent illustre, en plus du fait que la vivisection est toujours en cours dans nombre de laboratoires de recherche, le retour en force de la vivisection depuis quelques années. On ne compte plus les différentes enquêtes qui révèlent de telles atrocités. Les recherches sur le cerveau impliquent un nombre de singes en augmentation.




Retrouvez-nous sur les rťseaux sociaux !


Facebook

Twitter